dimanche 24 septembre 2017


Le puzzle de l’amour

Sous le sable naufragé de l’enfance
Comme louve qui s’annonce à la nuit

C’est au port aperçu d’entre les vagues
Quand la coque ballotte si fort

C’est loin de l’écume voûtée du soir
Au rose de tes lèvres assoiffées

C’est là que j’aime reposer mon cœur
Si l’envie d’un soupir s’étiole

C’est là sous le sable de tes sourires
Que frêle la plume se repose

Pour ne plus parler que de tes yeux
Et caresser le trouble de ta main

Pour ne plus regarder que la mer
Eparpillée dans le puzzle de l’amour

© Texte et illustration T Crépin-Leblond








lundi 11 septembre 2017

Le mouchoir de larmes

Mais dire la caresse de l’aigle sur les cimes
Et savoir entendre le cristal du vent dans la nuit
Et le vent est rire sur la lande glissée de brume
Et l’esquif rougi se revient hagard au port

Un souffle d’embrun sur cette coquille éperdue
Un rire qui palpe au loin les marées dessablées
Car je sais que la brume renaît sous l’aurore
Comme au creux  des nuits s’esquive l’amour

Oui la vie s’éprend pour un mouchoir de larmes
Les miennes s’engouffrent dans le vent de ton cœur
Je t’aime abandonnée sous l’air épuré des mers
Je t’aime au creux d’un sablier ruiné par les temps



aTexte et illustration T Crépin-Leblond

samedi 2 septembre 2017

Simplicité

Et si le vent le sable l’hiver
Me contaient ton rire au matin
Reviendraient la caresse ingénue
Le frôlement d’azur interdit
La folie d’une meurtrissure
Ou l’enjambée d’un cœur égaré

Dans l’insomnie du désir
Dans l’orage de tes symphonies
Et le vent ni le sable mais la mer
Dans notre hiver s’épuisent infinis
Là-bas où patientant dans la nuit
Vois tu ma Belle les ombres s’enfuient

Scruter le temps et vivre l’envers
Retenir le sable et le vent qui volent
Ma Belle je renverserai ces mers
Loin de ce périple loin de notre havre
Le ciel est rare sous le bleu de ta robe
Mais il est bon de savoir aussi s’y fondre

Craindre cette émotion qui geint
Dans la chambre inutile des songes
Et deviner l’obscur mêlé de tes lunes
L’azur est tel qui me parle d’éternité
Si long le chemin si brave le cœur
Enlacé de ton rire j’aime encore le dire

En simplicité

Je t ‘aime


jeudi 17 août 2017


Une maison de pêcheur, perdue dans cette si belle Islande. Une baraque qui me fait rêver encore et écrire ces mots, ceux dans l’attente d’un souffle, dans le rire d’une nuit et par l’attente imprécise d’un bruit… là… juste derrière la porte de mon coeur.

L’homme qui paille brûle

Je sais qui vient,
Cet homme qui paille brûle
Quand beauté soupire encore,
Aux silences du bleu,
Aux regrets du passé, si loin
Des soupirs de la vie.

Je sais qui vient,
Ce grain qui crisse sous chausse !
On naît dans le jeûne des mots,
Mais toujours dans le cil ému,
Dans cet appétit de désir,
On se meurt alors d’amour.

Je sais le silence de ses pas,
Le hasard sans mots qui grogne,
La rouelle insensée qui fuit,
Je sais la laine de ses mains,
Et pourtant, le voilà déjà
Qui se retourne dans la nuit.

Et je sais celui qui vient
Loup de guerre et guère de vie,
Souffler le sable de mon île,
Celui de bleu telle nos rides,
Celui du temps qui dort encore
Quand s’échappent nos folies.

Car oui je sais cet homme qui vient
Encore dans les rêves charbonnés,
Egaré au chemin des pitres,
Mais je chante au soir ses armures de cœur,
Je chante sous la nacre du ciel
La nuit des belles amours.