dimanche 23 avril 2017

Dans la brume du matin

Je te dis au matin
Le ciel qui brume
Le regard
Verdoyant aux prés
Je te dis au matin
L’attente qui brise
Le silence
Ondoyant aux cieux

Si je dis aussi matin
Le désir qui souffle
La caresse
Bleuie dans ton sein
Et je dis alors matin
Le jour qui dessine
Le duvet
D’un lit chaud encore

Ma Mie ne dis rien
Que le zéphyr du cœur
Qui bat et souffre
Dans le flou du matin
Ma mie donne au monde
Le tremblement d’une corde
La gorge
D’un sursaut de rire

Et aux limbes de l’encens
De ce matin qui dure
Interminable
Dans l’attente du soir
Je sais et te dis
L’espérance des hommes
La terre est brune
Chuchotée de rosée

Je sais l’attente longue
Sous les fougères du bois
Le temps se déplie
Si lentement ce matin
Viens ma Mie
De ce matin qui se brume
Viens rejoindre
La bise de mon cœur

Viens  ma Mie




dimanche 16 avril 2017

Sur un air de Chet Baker
« Like someone in love»

Le bleu de tes brumes
Sur la fumée des yeux
Un regard lointain
La vie dans la nuit

Minuit déjà qui roule
Le temps s’est raréfié
Les lits sont décousus
Dans la vie sous la nuit

Et un jazz qui brûle
Sur le bleu des heures
La fumée d’un regard
Et les lèvres de la nuit

- Regarde ce baiser
Prier l’éternité-
C’est toute la mélodie
De la nuit dans ma vie

La pendule se meurt
Sur le bleu d’un ver
J’aime ce regard brumeux
Dans la vie de mes nuits

Et si le rêve s’étoile
Au parquet d’un piano
La pendule s’éteint
Dans la nuit de ma vie






samedi 15 avril 2017

Sous le vent

Sinon le vent
L’embrun d’un cil
Et l’ange sifflant
Amer sur
La lande
-violine- brisée

Un rire trébuché
Ces cœurs écharpés
Aux marées de l’hiver
Une viole sur la vague
-moirée- montante
Aux limbes des cœurs

Oui, j’aime la grève
Sous l’albe écumée
Quand au soir venu
Un ris se faufile
- ému- sur tes lèvres
Dessablées de désir

Et trouble insolent
D’une main là juste
Offerte au soir
Je te sais Belle
-reine- sous le vent
Des ivresses amourées



jeudi 16 mars 2017

Le brin d’amour

Un brin de cette terre
Je ne sais la dire
De toutes ces  lèvres
Je n’en sais les taire
Un des brins de la vie
Et s’envole l’oiseau
Un brin de cette terre
Nage au filet d’un ru

Ce brin de terre bleue
Dont tu m’offris le sel
Et le velours de tes mots
Au détour d’un regard
Ces arpèges de silence
Suave goût de tendresse
Et ce brin de nuit je dis
Que jamais n’oublierai

De tes brins bavarde
Je n’en sais te dire
Du brin de ces lèvres
J’en contemple la vie
Si vent vague aux cœurs
Telle soie vrille au temps
Le vol d’un brin d’amour
Souffle infini dans la nuit






mardi 14 mars 2017

Le glissement d’un sourire


c’est au tango des aurores
quand tu joues encore
d’une pâleur indiscrète
aux agates de ton enfance

c’est ce jour qui part de nuit
au creux qui coule l’ailleurs
au creux qui taille l’immense
là que tu coules ce sourire

c’est au fleuve voguant des aimés
que j’emporte la barque de bois
au voyage de ces lèvres rosies
par la vie d’une nuit mouvante

vois les yeux ouverts ce jardin
ce rire ému d’un instant de vie
c’est le nu de tes lèvres serrées
et le doux linceul des aubes naissantes

et dans le glissement d’un sourire
je rends l’âme au frisson du jour
je desserre ce collier de rosée
loin dans la brume de mon amour