dimanche 25 juin 2017

Grand large

Du grand des quarts  de mer
Ces nuits au gouffre d’éther
Ces yeux battus écartelés
Souvenir de terre effleurée
Filets et mains gourdes de froid
La gîte esquivée dans l’émoi

-Les embruns encore marées aussi-

Du grand de mer inépuisable
Belle je te nomme sous le sable
Guettant au vent le son d’un écho
Mais tes yeux embués au marigot
Tes mains accrochées aux bouées
Et le flouté d’une caresse emportée

-La coque est péril des cœurs inassouvis…-



mercredi 21 juin 2017

Vert de gris

Une caresse éphémère
Qui gémit dans la nuit
Voilà qui se raconte…

Je sais le doux frisson
D’une valse muette
Là gîtée sous tes cils,
Ces larmes d’un printemps,
L’aventure esquissée du soir,
La mélodie d’une porte sourde,

Et la nuit toujours blanche,
Presque au goût de tes lèvres,
Brisant le cristal du temps,

Vois-tu, valsent les corps en suées !
Il est pieux le goût de tes lèvres,
Ce baiser d’amer qui tangue,
Et je sais comme toi ces ombres,
Ces verts de gris qui sifflent
Pour les lèvres d’amants endormis ….


Aux goûts simples de la vie ….

samedi 17 juin 2017

De ces routes

C’est de nos deux épaules
De ces joues frôlées
Des mains qui se viennent
Et puis dessèchent la nuit

C’est de notre murmure
D’un rien qui s’enfuit
C’est le regret de l’ennui
Et puis l’amour chagrin

C’est Belle de l’aurore
Si ne meurt le lit froissé
C’est encore ton sourire
Et puis le fossé des semblants

C’est je marche et tu cours
Le tremblement des mots
SI Loin la merveille du tendre
Et puis le silence du soir

Vois Ma Belle le feuilleté des larmes
Si tard qui m’offre l’air de vie
Si tard qui sauve l’amour
Et puis le fol d’un bouquet fané

Il est des routes qui se parlent
Qui rejoignent les caresses
Qui réparent les naufrages
Et puis se fleurissent au retour

Court le cœur vêtu d ‘amour
Ces routes je les ai vues
Et crues si tant essayées
Et puis vibrant d’un cil ému

Car sur cette route empruntée
Au sourire d’u fleuve bleu
Faune d’une après midi je T’aime

Et puis Te rejoins dans ton cœur

vendredi 16 juin 2017

Les corps épuisés dans le gris du soir

Sur un ciel
De gris couvert
Un vol déjà muet
Des maux de la vie

Sur la mer
De gris découverte
Une lèvre qui vole
Les verbes de mes songes

Sur la terre
De gris recouverte
Un cri qui me parle
Des mots de la vie

Vois-tu, Enfant,
Le soir couvre de gris tous les corps épuisés


@septembre 2015, @juin 2017

jeudi 8 juin 2017

Décors

Coté jardin,
Les décors…
Juste là, la vie !
Et de toujours aimer,
De toujours au midi,
Dans la nuit qui roule ,
Dans le rêve qui soupire,
Parler et rêver pour Elle…


Changer de décor !
Cacher les vents piaillant,
Mais tu souffres encore
Sous l’écume des océans.

Ces hirondelles égarées
Je les sais qui  dansent,
Je les vois, émerveillé,
Qui crient la folie des sens.

Comprendre, mais si tard
Que les lits désertés des armes
Sont les blessures des fards
Aux pleurs bercés de larmes…

Qui geint dans  la nuit 
Jeté si tôt dans le jour ?
Qui tremble dans le puits
Aux affres déguisées de l’amour ?

Je ne comprends guère
Les cœurs transis de haine
Dansant les rimes amères
Aux écorchures de porcelaine…

Voilà le décor qui demeure,
Et parler dans une rime
Des amours et du bonheur,
Ma Belle, où chercher le crime ?

Et je songe dans ce soupir,
Et de croire encore au décor…
Ma Belle, au matin des rires,
Tu m’offres tes mains tissées d’or,

Et lovés ensemble en ce nid
Il est un matin qui s’éveille,
Un de ceux partagés dans l’infini,
Et ce décor soudain est merveille.